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Moral en baisse à la retraite : comment repérer les signaux et rebondir avec des actions simples

Moral en baisse à la retraite : comment repérer les signaux et rebondir avec des actions simples

Moral en baisse à la retraite : comment repérer les signaux et rebondir avec des actions simples

Il vous arrive de vous lever sans envie particulière, même si vous « avez enfin du temps pour vous » ? Depuis que vous êtes à la retraite, vous vous demandez pourquoi le moral n’est pas au rendez-vous alors que, sur le papier, tout va bien ? Vous n’êtes pas le seul, et non, vous n’êtes pas « ingrat » ou « trop négatif ». Ce que vous ressentez est fréquent… et il existe des moyens concrets d’y faire face.

Quand le moral baisse à la retraite : est-ce vraiment « normal » ?

Le passage à la retraite est une vraie transition de vie. On parle souvent de « liberté retrouvée », mais on oublie ce qui disparaît en même temps :

Quand tout cela s’arrête, il est très courant de traverser une période de flottement. Certains seniors décrivent cela comme :

À retenir : Ressentir un coup de mou dans les premiers mois de la retraite est fréquent. Ce n’est pas un échec, c’est une phase d’adaptation. En revanche, si le moral reste bas et s’aggrave, il est important d’y prêter attention.

Faire la différence entre coup de blues et vraie dépression

On confond souvent une baisse de moral passagère avec une dépression. Pourtant, ce n’est pas la même chose. Voici quelques repères pour y voir plus clair.

Plutôt un « coup de blues » :

Signes qui peuvent évoquer une dépression :

À retenir : La dépression n’est pas une « faiblesse de caractère », c’est une maladie. Elle se soigne, comme une hypertension ou un diabète. Plus on la repère tôt, plus on a de leviers pour rebondir.

Les signaux à repérer chez soi (ou chez un proche)

Dans mon ancien métier de travailleuse sociale, j’ai souvent vu des seniors dire « ça va » par réflexe, alors que tout indiquait le contraire. Les signaux sont parfois discrets, surtout au début. Voici ceux qui doivent alerter.

Dans le comportement :

Dans les habitudes de vie :

Dans le discours :

Ces signaux, pris séparément, peuvent arriver à tout le monde. Mais si plusieurs sont présents, et qu’ils durent, il est temps d’agir.

Premières actions simples à mettre en place dès cette semaine

Quand le moral baisse, on a tendance à se dire : « Je n’ai envie de rien, donc je ne fais rien ». Le problème, c’est que cela entretient encore plus la baisse de moral. La clé, c’est de commencer petit. Très petit.

1. Instaurer un rythme doux mais régulier

Pas besoin d’un planning militaire, mais quelques repères quotidiens aident beaucoup :

2. Sortir de chez soi au moins 20 minutes par jour

La lumière du jour et le mouvement ont un effet direct sur le moral.

Si vous avez des difficultés à marcher longtemps, fixez-vous un objectif réaliste : jusqu’au coin de la rue, puis un peu plus loin la semaine suivante.

3. Remettre le corps en mouvement, en douceur

Pas besoin de sport intense. Quelques idées :

4. Créer un petit rendez-vous agréable par jour

Cela peut être très simple, l’idée est d’avoir quelque chose à attendre dans la journée :

À retenir : Vous n’êtes pas obligé d’« avoir envie » pour commencer. Souvent, l’envie vient après l’action, pas avant. L’important est de se fixer de très petits objectifs, atteignables.

Retrouver du sens : se fixer de nouveaux repères

Le travail occupait une grande place dans votre vie. Une fois à la retraite, la question devient : « Qu’est-ce qui me donne envie de me lever le matin maintenant ? »

1. Réexplorer ce que vous aimiez… avant

Dans mes accompagnements, je posais souvent cette question : « Qu’est-ce que vous aimiez faire avant, que vous avez laissé de côté faute de temps ? »

Même si vous avez l’impression de « ne plus avoir la tête à ça », se reconnecter à un ancien plaisir peut rallumer une petite étincelle.

2. Se sentir utile autrement

Beaucoup de seniors me disaient : « Ce qui me manque, c’est de me sentir utile ». Bonne nouvelle : il existe mille façons d’être utile, sans contrat de travail.

3. Se fixer de petits projets concrets

Pas besoin de « grand rêve ». De simples projets donnent une direction :

À retenir : Le sens ne tombe pas du ciel. Il se construit en testant, en essayant, parfois en se trompant. L’essentiel est de rester en mouvement, même par petites touches.

En parler : à qui, comment ?

Dire « je ne vais pas bien » n’est pas simple. Beaucoup de seniors que j’ai rencontrés avaient peur de « déranger » ou de « se plaindre ». Pourtant, garder tout pour soi alourdit encore plus le moral.

1. En parler à un proche de confiance

Vous pouvez choisir une personne avec qui vous vous sentez à l’aise :

Vous pouvez dire, par exemple :

2. En parler à un professionnel de santé

Le premier interlocuteur, c’est votre médecin traitant. Il connaît votre histoire, vos traitements, votre situation globale.

Pour préparer le rendez-vous, vous pouvez noter :

N’hésitez pas à prononcer les mots « moral », « tristesse », « idées noires ». Les médecins y sont attentifs et peuvent proposer :

3. Chercher du soutien extérieur

Il existe des ressources gratuites ou peu coûteuses :

Ne pas rester seul avec ce que l’on ressent, c’est déjà un pas important vers un mieux-être.

Et si le moral est vraiment très bas ?

Parfois, la souffrance est telle que l’on se surprend à penser : « À quoi bon ? » ou « Ce serait plus simple si tout s’arrêtait ». Si vous êtes dans ce cas, ou si vous repérez cela chez un proche, il est urgent de demander de l’aide.

Signaux d’alerte à prendre très au sérieux :

En France, il existe des numéros d’écoute gratuits, anonymes, 24h/24 :

En cas de danger immédiat (passage à l’acte en cours, menace sérieuse), appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

À retenir : Demander de l’aide en urgence n’est pas exagéré. Votre souffrance est réelle, elle mérite une réponse rapide.

Petite check-list pour suivre son moral

Pour finir, voici une check-list simple que vous pouvez utiliser une fois par semaine. Vous pouvez répondre par « oui » ou « non » à chaque question.

Si vous répondez « non » à la majorité de ces questions pendant plusieurs semaines, ce n’est pas une raison pour vous juger, mais un signal : il est temps d’en parler et de vous faire accompagner.

En résumé :

Votre retraite n’est pas une fin de parcours, mais un nouveau chapitre. Il demande parfois un temps de réglage, comme un instrument de musique qu’on accorde à nouveau. Prenez le temps, entourez-vous, avancez à petits pas : chaque petit changement compte.

Andrea

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