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Réforme des retraites : ce qui change concrètement pour les nouveaux retraités

Réforme des retraites : ce qui change concrètement pour les nouveaux retraités

Réforme des retraites : ce qui change concrètement pour les nouveaux retraités

Vous partez bientôt à la retraite ? Voici ce qui change vraiment

Vous vous demandez ce que la réforme des retraites change pour vous, concrètement, au moment de demander votre pension ? Age de départ, montant, trimestres, carrières longues… difficile d’y voir clair dans tout ce qui a été dit depuis 2023.

Dans cet article, je vous propose de faire le tri. Pas de jargon inutile : uniquement ce qui va impacter, très directement, les « nouveaux retraités », c’est-à-dire celles et ceux qui partent (ou vont partir) à la retraite après l’entrée en vigueur de la réforme.

Objectif : vous aider à répondre à trois questions simples :

À retenir avant de commencer : la réforme des retraites 2023 ne touche pas de la même façon tout le monde. L’année de naissance, le type de carrière (salarié, fonction publique, indépendant…), la pénibilité et les interruptions de carrière comptent énormément.

Âge légal, âge du taux plein : ce qui change

Jusqu’à la réforme, l’âge légal de départ à la retraite était de 62 ans. C’est l’âge à partir duquel on pouvait demander sa retraite, mais pas forcément avec le taux maximum (taux plein).

Désormais, pour les générations les plus récentes, l’âge légal est relevé progressivement à 64 ans. Mais attention : cela se fait par étapes, selon votre année de naissance.

En pratique, pour la plupart des nouveaux retraités :

L’âge du taux plein automatique (sans décote, même sans tous vos trimestres) reste, lui, fixé à 67 ans.

En résumé :

Question à vous poser dès maintenant : « Quel est mon âge légal de départ exact en fonction de mon année de naissance ? » Pour le savoir, le plus simple est d’utiliser votre espace personnel sur info-retraite.fr, qui tient compte des nouveaux paramètres.

Nombre de trimestres : l’objectif des 43 ans de carrière

Autre changement majeur : la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein (sans décote) est désormais portée à 43 ans, soit 172 trimestres.

Cette durée s’appliquera pour toutes les personnes nées à partir de 1965. Là aussi, il y a une montée en charge progressive pour les générations juste avant.

Concrètement, cela signifie que si vous partez :

Important : un trimestre n’est pas toujours égal à trois mois travaillés. On valide un trimestre à partir d’un certain montant de cotisations versées dans l’année. Il est donc fréquent, par exemple, de valider 4 trimestres même sans avoir travaillé toute l’année à temps plein.

Bon réflexe : vérifiez votre relevé de carrière (toujours sur info-retraite.fr) pour repérer :

Carrières longues : partir avant 64 ans, c’est encore possible

La réforme n’a pas supprimé la possibilité de partir plus tôt pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes. C’est ce qu’on appelle le dispositif carrières longues. En revanche, les règles ont été modifiées et un peu complexifiées.

Désormais, selon l’âge auquel vous avez commencé à travailler, vous pouvez partir :

Deux conditions essentielles :

Sur le terrain, j’ai vu beaucoup de personnes persuadées de ne pas être éligibles, alors qu’elles avaient commencé très jeunes par de petits emplois déclarés (saisonnier, apprentissage, etc.). Ces périodes comptent parfois et peuvent avancer le départ de plusieurs mois, voire de plusieurs années.

À faire :

Minimum de pension : une revalorisation, mais pas pour tout le monde

La réforme annoncé une augmentation du minimum de pension pour les carrières complètes à temps plein au niveau du SMIC. Dans les faits, c’est un peu plus nuancé.

Le dispositif qui joue ici s’appelle le minimum contributif (MICO). Il permet de relever la pension des retraités ayant eu de petits salaires mais ayant cotisé la durée nécessaire pour avoir le taux plein.

Depuis la réforme :

Important : le minimum contributif ne concerne que la retraite de base (régime général, MSA…), pas les retraites complémentaires (comme l’Agirc-Arrco).

Bon réflexe : au moment de votre demande de retraite, vérifiez avec votre caisse :

Cumul emploi-retraite : une meilleure prise en compte des cotisations

De plus en plus de nouveaux retraités choisissent de continuer une activité (temps partiel, missions ponctuelles, auto-entreprise) après la liquidation de leur retraite. Avant la réforme, les cotisations versées dans ce cadre ne donnaient pas de nouveaux droits à la retraite : elles étaient « à fonds perdu ».

Changement important : pour les nouveaux retraités qui se mettent en cumul emploi-retraite à partir de la réforme, il est désormais possible d’acquérir de nouveaux droits à la retraite de base, sous certaines conditions.

En clair :

Attention : cela ne supprime pas les règles de cumul (plafonds de revenus, nécessité parfois d’avoir liquidé toutes ses retraites…). Il existe toujours du cumul intégral (sans plafond) et du cumul plafonné, selon votre situation.

À clarifier avant de se lancer :

Retraite progressive : un outil mieux adapté pour lever le pied en douceur

La retraite progressive existait déjà avant la réforme, mais elle a été élargie et assouplie. Elle permet de réduire son temps de travail tout en touchant une partie de sa pension.

Depuis la réforme :

Pour un nouveau retraité qui hésite à quitter brutalement la vie professionnelle, c’est un outil à considérer : on teste la retraite tout en conservant un pied dans le travail, en limitant l’impact financier immédiat.

Questions à poser à votre employeur :

Pénibilité, invalidité, handicap : des départs anticipés maintenus

La réforme maintient la possibilité de départ avant l’âge légal pour certaines situations de santé ou de pénibilité, tout en modifiant certains dispositifs.

Trois grands cas à distinguer :

La réforme a élargi certains critères de pénibilité, mais ceux-ci restent assez techniques. Là encore, l’enjeu pour un futur retraité est de vérifier ce qui a été réellement déclaré par les employeurs au fil de la carrière.

Bon à savoir : dans ma pratique, j’ai souvent constaté que des droits potentiels à départ anticipé n’étaient pas utilisés, simplement parce que la personne ignorait qu’elle pouvait y prétendre, ou parce que les périodes de pénibilité n’avaient pas été correctement déclarées.

Régimes spéciaux : ce qui change pour les nouveaux entrants

La réforme prévoit l’extinction progressive de certains régimes spéciaux (SNCF, RATP, industries électriques et gazières, etc.) pour les personnes qui entrent dans la carrière après l’entrée en vigueur de la réforme.

Pour les « nouveaux retraités » actuels, la situation dépend donc de leur date d’embauche et de leur règlement de régime.

Dans les faits, pour beaucoup de futurs retraités issus de régimes spéciaux, il est indispensable de demander un entretien individuel avec la caisse de retraite de votre régime. Les règles sont plus complexes que dans le régime général, et les exceptions nombreuses.

Préparer sa retraite dans le nouveau cadre : les étapes clés

Avec ces changements, la préparation de la retraite devient encore plus stratégique. Voici une méthode simple, en 5 étapes, que j’ai souvent utilisée avec les personnes que j’accompagnais :

Ce que la réforme change, au fond, dans la vie quotidienne des nouveaux retraités

Au-delà des chiffres, la réforme modifie surtout trois choses dans la vie réelle des nouveaux retraités :

Si vous êtes de ceux qui disent : « J’irai bien jusqu’à 64 ans, mais pas à temps plein… », ou au contraire : « Je veux vraiment m’arrêter dès que possible », la réforme vous oblige à mettre ces envies en chiffres, à les confronter à des simulations concrètes.

Dernier conseil pratique : ne restez pas seul(e) face à ces questions. Les points conseil retraite, les rendez-vous avec la Carsat, certains CCAS ou associations de retraités proposent des accompagnements gratuits ou à faible coût pour vous aider à :

Prenez ce temps comme un investissement : une ou deux demi-journées bien consacrées à votre dossier peuvent faire la différence sur toute la durée de votre retraite.

Andrea

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