Site icon

Sommeil des seniors : solutions douces pour mieux dormir sans dépendre des médicaments

Sommeil des seniors : solutions douces pour mieux dormir sans dépendre des médicaments

Sommeil des seniors : solutions douces pour mieux dormir sans dépendre des médicaments

Il vous arrive de vous réveiller à 3 heures du matin sans réussir à vous rendormir ? Vous trouvez que vos nuits sont moins réparatrices qu’avant, même si vous vous couchez tôt ? Vous n’êtes pas seul.

Avec l’âge, le sommeil change : on s’endort parfois plus tôt, on se réveille plus souvent, on dort moins profondément. Ce n’est pas forcément grave… sauf quand la fatigue s’installe, que l’humeur baisse ou que les journées deviennent plus difficiles.

On propose souvent des médicaments pour dormir. Ils peuvent aider ponctuellement, mais à long terme ils entraînent souvent dépendance, somnolence dans la journée et risques de chute. La bonne nouvelle : il existe des solutions douces, efficaces, et surtout adaptées aux seniors pour mieux dormir sans dépendre des somnifères.

Comprendre le sommeil après 60 ans : ce qui est « normal »… et ce qui ne l’est pas

Avant de chercher des solutions, il est utile de savoir si votre sommeil est réellement problématique ou simplement différent de celui de vos 20 ans.

Avec l’âge, il est fréquent de :

Ces changements ne sont pas forcément pathologiques.

En revanche, il est utile de se faire aider lorsque :

À retenir : mal dormir n’est pas « normal » sous prétexte qu’on vieillit. On peut améliorer grandement la qualité de ses nuits avec des ajustements concrets.

Faire le point : quelles sont les causes possibles de vos mauvais nuits ?

Avant de changer vos habitudes, je vous invite à faire un petit « audit » de votre sommeil. Cela permet d’agir au bon endroit.

Pendant une à deux semaines, notez dans un carnet :

Ce carnet sera très utile pour :

Parmi les causes fréquentes de troubles du sommeil chez les seniors, on retrouve :

En pratique : si vos troubles du sommeil sont récents, associés à une douleur, une baisse de moral, une prise de nouveau traitement ou des ronflements très importants, parlez-en à votre médecin traitant. Les solutions douces complètent, mais ne remplacent pas un avis médical quand c’est nécessaire.

Installer un rituel du soir : des petites habitudes qui changent tout

Le cerveau aime les routines. Un rituel du soir envoie un message clair à votre corps : « C’est l’heure de ralentir ».

Voici un rituel simple, à adapter selon vos goûts :

Ce qui compte, ce n’est pas la perfection, mais la répétition. Même rituel, même ordre, chaque soir ou presque. Comme un chemin que votre cerveau finit par connaître par cœur.

Astuce : si vous regardez la télévision le soir, évitez les émissions trop stressantes juste avant de dormir (infos anxiogènes, films violents). Privilégiez les programmes plus légers en fin de soirée.

Bouger dans la journée pour mieux dormir la nuit

On l’oublie souvent, mais le sommeil commence… dans la journée. Un corps qui n’a pas assez bougé aura moins « besoin » de dormir.

Pas besoin de sport intensif. L’objectif est de stimuler le corps sans l’épuiser :

Idéalement, l’activité physique se fait :

En structure d’accompagnement, j’ai vu des personnes qui, en passant de « je reste assis toute la journée » à « je marche 20 minutes le matin avec une voisine », ont retrouvé un endormissement plus rapide et moins de réveils nocturnes en quelques semaines.

Maîtriser siestes, café et écrans : les trois freins cachés

Trois éléments sabotent souvent le sommeil sans qu’on y pense.

1. Les siestes trop longues ou trop tardives

Une courte sieste peut être bénéfique. Mais au-delà de 30 minutes, ou après 16 h, elle risque de repousser l’endormissement.

2. La caféine et le thé

Café, thé noir, thé vert, sodas au cola et même certains chocolats contiennent de la caféine ou de la théine. Ces substances restent plusieurs heures dans l’organisme.

Repère simple : pas de boissons caféinées après 14 h si vous avez du mal à dormir. Vous pouvez les remplacer par :

3. Les écrans en soirée

Les écrans (téléphone, tablette, ordinateur) émettent une lumière bleue qui perturbe la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Idéalement :

Créer une chambre qui invite au sommeil

On ne dort pas de la même façon dans une chambre fraîche, calme, sombre… que dans une pièce surchauffée avec la télévision allumée.

Quelques points à vérifier :

À retenir : si vous ne vous sentez pas bien dans votre chambre, commencez par là. Parfois, changer la disposition des meubles, alléger la décoration ou mieux aérer suffit à se sentir plus apaisé.

Apprendre à apaiser le mental : respirations, relaxation, pensées

Beaucoup de personnes me disent : « Ce n’est pas mon corps qui ne veut pas dormir, c’est ma tête qui tourne ». Là encore, il existe des outils simples.

1. La respiration lente

Une technique facile :

À répéter 10 fois, au lit ou même dans le fauteuil si vous êtes tendu. L’expiration plus longue que l’inspiration signale au corps qu’il peut se détendre.

2. Le « scan » corporel

Allongé, vous pouvez :

C’est une forme de relaxation qui ne demande aucun matériel.

3. Gérer les pensées qui tournent en boucle

Deux astuces testées avec de nombreux seniors :

Les solutions naturelles : plantes, mélatonine, chaleur… avec prudence

Beaucoup de remèdes dits « naturels » sont proposés pour mieux dormir. Certains peuvent aider, à condition de rester prudent, surtout en cas de traitements médicaux.

Les plantes sédatives légères (à discuter avec votre pharmacien ou médecin) :

La mélatonine :

La chaleur :

Important : naturel ne veut pas dire sans danger. Parlez toujours de vos tisanes, compléments ou huiles essentielles à votre médecin, surtout si vous prenez déjà plusieurs médicaments.

Que faire quand on se réveille la nuit et qu’on ne se rendort pas ?

Se tourner et se retourner dans le lit en regardant l’horloge n’aide personne. Cela crée une association « lit = frustration ».

Une stratégie souvent efficace :

Le but est d’éviter d’associer votre lit à l’énervement. Cette technique demande un peu de patience, mais elle est au cœur des thérapies comportementales contre l’insomnie.

Quand et comment parler des somnifères avec votre médecin ?

Certains lecteurs me disent : « On m’a donné un somnifère il y a 10 ans, et depuis je n’ose plus arrêter ». Les benzodiazépines et autres hypnotiques (médicaments pour dormir) peuvent être utiles à court terme, mais posent problème sur la durée :

Si vous prenez un somnifère régulièrement :

Une diminution se fait généralement par paliers très progressifs, en parallèle de la mise en place de toutes les solutions douces évoquées plus haut (rituels, activité physique, relaxation…).

À retenir : votre avis compte. Vous avez le droit de dire à votre médecin que vous souhaitez, si possible, moins dépendre des médicaments pour dormir.

Se donner du temps… et célébrer les petits progrès

Améliorer son sommeil après 60, 70 ou 80 ans, c’est possible. Mais cela ne se fait pas en une nuit. Le corps et le cerveau ont besoin de temps pour s’habituer à de nouvelles habitudes.

Pour garder la motivation :

En résumé, mieux dormir sans dépendre des médicaments repose sur plusieurs piliers :

Vous n’êtes pas obligé de tout faire parfaitement. Chaque petit pas vers un sommeil plus paisible est déjà une victoire sur le lendemain.

Andrea

Quitter la version mobile